Livre : Penser l’Islam en pdf

introduction :

Penser en post-République Il y a longtemps qu’une grande partie de la presse politiquement correcte a le désir de me faire la peau. Je ne suis d’aucun sérail, d’aucune coterie, d’aucune tribu, et je ne dois ce que je suis qu’à ce que mes livres ont fait de moi depuis que Grasset m’a fait confiance en publiant mon premier manuscrit envoyé par la poste en 1988.

Par obligation professionnelle, je fréquente la France d’en haut, bien que venant de la France d’en bas et, péché mortel en post-République, je souhaite rester fidèle à cette France maltraitée. Depuis qu’en 1983, avec le tournant de la rigueur, François Mitterrand a commencé à étrangler le socialisme, mort et enterré depuis, quiconque reste fidèle à l’idée socialiste, comme moi, est vilipendé par ceux qui, ayant épousé les trahisons de la gauche, prétendent lui être restés fidèles. Mitterrand a trahi deux fois la gauche : une première fois en 1983 en annonçant une politique de rigueur sur laquelle la gauche gouvernementale n’est jamais revenue. Ce choix a accéléré le processus d’effacement de la gauche non-marxiste et renvoyé les déçus de celle-ci dans les bras d’une gauche néomarxiste qui, performance historique, réussit à décevoir sans même exercer le pouvoir.

Cette trahison de la gauche a généré une montée en puissance du Front national qui est désormais le premier parti en France et le point focal en regard duquel tous les hommes politiques se déterminent. On le sait, l’homme qui, au congrès d’Épinay, voulait en finir avec le capitalisme, a instrumentalisé le FN pour casser la droite en deux et assurer son maintien au pouvoir : pari gagnant pour lui, il fut deux fois élu, pari perdant pour la France, elle fut deux fois humiliée.

Pari perdant aussi pour la gauche gouvernementale qui, depuis, pense comme Giscard en économie et comme Bush I & II en politique étrangère. Faut-il attendre une autocritique de cette gauche mitterrandienne ? Jamais de la vie ! En France, on chérit la contrition, pourvu que ce soit celle d’autrui. Ce FN créé par elle est désormais décrété toujours par elle fasciste, néonazi, antisémite, nauséabond, d’extrême droite, ce qui permet à cette gauche de droite d’éviter de reconnaître son rôle dans la création de cette monstruosité française.

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